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Deuil périnatal : face à la naissance et la mort au même instant

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Lyon, février 2021. Ils ont vécu une fausse couche, une interruption médicale de grossesse ou encore ont vu naître leur bébé sans vie. Ces parents étaient loin d’imaginer qu’ils allaient vivre au même moment l’insupportable antithèse des deux extrêmes de la vie. Ces naissances placées sous silence et si lourdes à porter sont douloureuses pour ces familles. Face au manque d’accompagnement face au deuil périnatal les familles n’ont pas d’autre choix que de s’entraider. Chaque année en France, 753 000 naissances vivantes (source Insee) sont enregistrées et environs 7000 familles sont concernées par le deuil périnatal, soit le décès d’un enfant pendant la grossesse ou l’accouchement. Les fausses couches précoces ne sont pas quantifiables, mais il est de coutume d’estimer qu’une grossesse sur quatre n’aboutit pas à une naissance vivante. C’est en parcourant internet que les parents endeuillés mettent des mots sur le décès de leurs enfants. De nombreux comptes sur Instagram voient le jour pour donner une existence à ces tous petits. Le deuil périnatal est encore un tabou que la société a du mal à évoquer. A l’heure actuelle, l’accompagnement de ces parents se fait seulement grâce aux bonnes volontés. A cette douleur s’ajoute les difficultés la reconnaissance institutionnelle et sociétale. Le 20 novembre dernier, un colloque a été organisé par Marie-Pierre Rixain, députée de l’Essonne et présidente de la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, dans le but d’améliorer les accompagnements médicaux, psychologiques et administratifs. Tout reste à construire.


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