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La ruée vers les salons de coiffure
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La ruée vers les salons de coiffure


coiffure esthétique

Les Français ont réalisé à quel point ils étaient attachés à leur coiffeur, alors qu’ils en ont été privés lors des deux confinements. A leur réouverture, les salons de coiffure ont connu un très fort pic d’activité, obligeant les gérants des enseignes à réorganiser leur activité, afin de maintenir leur chiffre d’affaire global sur l’année.

85 000 établissements en France, 900 000 clients par jour, la coiffure occupe le 2ème rang des activités artisanales, après les entreprises de maçonnerie générale. Parmi les coiffeurs, 75% exercent leur activité en salon, 10% sous franchise ou licence, les autres à domicile.

DANS UN SALON DE COIFFURE

" Julie Coiffure " est une enseigne indépendante. Privés de coiffeur pendant le confinement, les Français se sont rués dans les salons dès les premiers jours du déconfinement. L’activité a été très forte en mai et juin 2020.

Un nouveau rythme
« J’ai complètement réorganisé le temps de travail. J’ai ouvert le salon 6 jours sur 7, une heure plus tôt le matin et pris une semaine de vacances au lieu de deux cet été », explique Julie. « Au mois de septembre, j’avais rattrapé mon manque à gagner ».

Après le deuxième confinement, tous les salons sans exception ont doublé leur chiffre d’affaire du mois de décembre. Largement au-dessus du chiffre d’affaire moyen d’un salon, qui est de 75.000 €, celui de Julie a même augmenté de 2.000€, atteignant 112.000 € en 2020.

DANS UN SALON DE COIFFURE

« Le premier mois a été très angoissant, car le gouvernement n’avait pas encore annoncé quelles seraient les mesures d’aide allouées au secteur ». Les gérants voient fondre leur trésorerie, obligés de faire face aux charges courantes, sans avoir de perspectives. Mais très vite, le gouvernement met en place des aides financières efficaces. Contrairement à la restauration, les salons de coiffure ont la chance de pouvoir poursuivre leur activité.

Une clientèle qui nous ressemble
«  Une sélection naturelle se fait dans la clientèle. L’ambiance du salon est décontractée et nos clientes le sont aussi  », témoigne Julie. Les spécialités étant nombreuses dans la coiffure, chaque coiffeuse a sa préférence, pour l’une la coupe, une autre la couleur ou le coiffage. « On fait bien ce que l’on aime », glisse Julie dans un sourire.

DANS UN SALON DE COIFFURE DANS UN SALON DE COIFFURE DANS UN SALON DE COIFFURE

« J’ai une fidèle cliente qui vient toutes les semaines. Parfois, elle a tellement hâte qu’elle arrive en avance à son rendez-vous », se réjouit Julie.

Une offre de soins complémentaire
Au fond du salon, depuis 2012, Julie a mis à disposition un espace de travail avec une cabine d’esthétique et un coin manucure, qu’elle loue à Solange, esthéticienne et masseuse. Solange ne reverse pas de pourcentage sur son activité à Julie. Cela permet à chacune de rester libre et indépendante, sans avoir de compte à rendre. « Venir travailler avec plaisir, sans contrainte, c’est primordial pour moi », confie Julie.

MANUCURE MANUCURE

La plupart des clients savourent le moment passé chez leur coiffeur. Seule exception à la règle, Kevin, militaire, pour qui se faire couper les cheveux est une obligation.« Sincèrement, je n’éprouve pas de plaisir particulier. Je dois le faire, c’est tout. »

Que ce soit pour une coupe, une couleur, des mèches ou simplement un brushing, la plupart des personnes apprécient cette parenthèse pendant laquelle elles prennent soin d’elles et repartent, la tête légère.

DANS UN SALON DE COIFFURE SALON DE COIFFURE

Texte et photos : Diane Rondot


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