Un air de famille à l’AMAP des Guenels
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Un air de famille à l’AMAP des Guenels


agriculture biologique circuits courts

Dans les Hauts-de-France, L’Association des Guenels pour le maintien d’une agriculture paysanne s’inscrit dans une démarche citoyenne pour réunir en circuit-court producteurs et consommateurs. Justine Bertoux, agricultrice bio, y livre ses légumes chaque samedi. L’AMAP des Guenels est aussi le dernier endroit pour se retrouver et continuer à créer du lien social malgré les restrictions sanitaires.

Il est 9 h 30 en ce samedi matin. Assise à l’arrière de sa fourgonnette, Justine Bertoux est adossée aux cagettes de légumes, une tasse fumante dans les mains. Sa chienne Nala est couchée à ses pieds. Elle l’accompagne partout, du champ à la livraison.
Cette agricultrice, installée à Audembert dans les Hauts-de-France, fait le déplacement chaque samedi à Boulogne-sur-mer pour livrer ses légumes bio à l’AMAP des Guenels.

Une AMAP est une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Créée et gérée par un groupe de citoyens bénévoles, elle met en lien les producteurs et les consommateurs, appelés les « Amapiens ». Ces consommateurs s’inscrivent à l’année pour quarante paniers à venir chercher.

Une visibilité à l’année
Ce fonctionnement assure à Justine une trésorerie à l’année et une visibilité pour planifier ses cultures : « Je n’ai quasiment plus de gâchis, souligne l’agricultrice, je sais à l’avance pour combien de clients je vais devoir produire. Les marchés ne me donnaient pas une telle visibilité et je devais jeter les invendus. Maintenant, je récolte tout en vrac et à l’AMAP les bénévoles m’aident à décharger le camion et à classer ce que j’ai ramené. »
Pour les consommateurs, c’est l’assurance d’avoir des légumes frais chaque semaine. C’est aussi la surprise de découvrir chaque samedi la composition du panier.
Dans la salle de la maison de quartier, Jean-Marc, responsable de l’AMAP, s’affaire en attendant les volontaires qui viennent préparer les paniers. Il aide Justine à décharger les cagettes de légumes et les trois grosses balances.

Du lien social en pleine pandémie
Il est 10h du matin : une petite dizaine de personnes circule dans la salle à présent. Chaque panier, petit ou grand, est composé de sept variétés de légumes. Ils sont pesés selon les recommandations inscrites sur le tableau à l’entrée. L’agricultrice précise : « en temps normal, ce sont les clients qui font leurs paniers. Mais avec le Covid, c’est un peu différent : un groupe d’amapiens les prépare à l’avance. Du coup, j’ai du temps libre pour discuter avec les gens, leur décrire les différents légumes. Je reste deux heures à chaque fois, c’est comme retrouver une petite famille ».

Portrait de Didier, à l'AMAP des Guenels.

"L’AMAP m’apporte de la convivialité. C’est une façon de soutenir quelqu’un qui en a besoin. Il faut aider les petits producteurs. C’est l’histoire d’aligner ses actes avec ses convictions. En ce moment, c’est aussi l’occasion de pouvoir échanger", souligne Didier.

Portrait de Dorina, à l'AMAP des Guenels

Dorina explique : "L’AMAP me permet d’avoir un lien social chaque semaine et de savoir exactement ce que je mange. Je fais attention depuis longtemps à l’origine des produits que je consomme. C’est rassurant de voir la même productrice toutes les semaines et de s’engager à ses côtés"

Portrait de Simon, à l'AMAP des Guenels.

"L’AMAP c’est aider à la région, les gens d’ici", assure Simon.

Portrait d'Annie, à l'AMAP des Guenels.

"J’aime bien contribuer à aider les récoltants et j’aime bien les produits bio. La seule contrainte, c’est que j’habite Outreau mais je viens en vélo électrique donc j’allie sport et santé", précise Annie.

Portrait de Justine Bertoux, agricultrice.

Justine Bertoux exploite 5 hectares de terre à Audembert. Elle vient chaque samedi livrer ses légumes bio à l’AMAP des Guenels, accompagnée de sa chienne Nala.

Chacun arrive avec son propre sac ou panier. Malgré les masques et la distanciation physique, les discussions sont animées : les consommateurs échangent des recettes, interrogent Justine sur telle ou telle variété de légumes, lui demandent des nouvelles de son exploitation.
Dans cette ambiance joyeuse, Nala profite de l’inattention générale pour voler une carotte dans un panier et s’enfuir avec son butin.

Nala, volant une carotte à l'AMAP des Guenel, Boulogne-sur-mer

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