La gastronomie à emporter du chef Bélot
Partager:
Image La gastronomie à emporter du chef Bélot
heart interface icon1

La gastronomie à emporter du chef Bélot


covid-19 gastronomie restaurant

Le 30 octobre 2020 les restrictions sanitaires dues à l’épidémie de Covid-19 imposent une nouvelle fermeture des restaurants. Le chef Philippe Bélot, propriétaire de l’auberge du forgeron à Seclin dans les Hauts-de-France, s’adapte à cette situation et relève le défi d’amener la gastronomie moléculaire à domicile.

« J’ai adapté mon activité, c’est une question de tempérament, certains luttent, d’autres non. Après le premier confinement j’avais de la trésorerie, mais avec ce deuxième confinement je dois me battre  », explique Philippe Bélot, propriétaire de l’auberge du forgeron, à Seclin dans les Hauts-de-France. En effet, depuis le 30 octobre 2020, les conditions sanitaires imposent une nouvelle fermeture des restaurants et les professionnels de la restauration doivent s’adapter à cette situation.

Vue sur l'auberge du forgeron Le chef travaille en cuisine et prépare un ceviche péruvien au lait de (...)

L’objectif principal du chef Bélot est de proposer à domicile la gastronomie que l’on découvre habituellement dans la salle du restaurant. « En ce moment je propose des plats qui sortent de l’ordinaire et qui permettent de s’évader. Le ceviche péruvien au lait de tigre fait voyager dans l’assiette avec les papilles », raconte le cuisinier. « Les feuilles de bananes dans l’assiette avec des patates douces sont une originalité que l’on ne fait pas chez soi mais qui font rêver d’ailleurs, c’est ce que les gens recherchent en ce moment  ».

Le chef emballe un plat gastronomique à emporter Enfilade de barquettes de plats à livrer

« C’est une cuisine de précision »
La gastronomie de l’auberge du forgeron est réputée pour sa cuisine moléculaire. Ce type de cuisine utilise les mécanismes physico-chimiques de la transformation des aliments. Les procédés utilisés permettent d’ajouter des couleurs, modifier les textures et les formes, changer les goûts et les sensations. Philippe Bélot explique : « La cuisine moléculaire est toujours complètement présente dans ma cuisine à emporter, mais avec un coté moins démonstratif . Par exemple le bœuf de ce matin est saisi, puis mis dans un sac sous vide avec le whisky et cuit pendant une heure à 56 degrés. C’est une cuisine de précision ».

Un cuisinier ajoute du sel au plat

Une organisation bien rodée
Environ quatre-vingt menus sont réalisés chaque week-end. Face à la situation, le travail de l’équipe est réorganisé. Une partie du personnel travaille à temps réduit, le chômage partiel permet d’éviter les licenciements et le nombre de fournisseurs est diminué.

Les commandes se font en ligne ou par téléphone. A midi et en fin d’après-midi, les clients peuvent récupérer leur repas, en respectant les gestes barrières. Quelques livraisons à domicile sont effectuées par un membre de l’équipe. Philippe Bélot donne à chaque client le mode d’emploi et les conseils pour déballer, réchauffer et dresser les plats.

Un client raconte : «  je ne connaissais pas ce restaurant, j’y viendrai dès que possible. Ce concept de plat à emporter me ravit. Il est très agréable en ce moment de profiter chez soi de la gastronomie, nous en avons besoin  ». Un autre client de 91 ans vient récupérer les repas avec son fils et s’exclame joyeusement : «  c’est mon anniversaire aujourd’hui, nous allons fêter cela avec le ceviche péruvien au lait de tigre de Monsieur Bélot ! ». Une partie de l’équipe vient souhaiter l’anniversaire du client en chantant.

Le chef livre un repas à une cliente Plat à emporter gastronomique dressé à domicile.

Texte et photo :Guy Leroy


Autres Articles

play icon

Présentation du Collectif DR

arrow-up icon arrow-up icon